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Mieux comprendre les souches et les dosages en homéopathie


L'homéopathie est une médecine alternative utilisée pour prévenir ou guérir certaines pathologies. Elle repose sur plusieurs principes, dont l'infinitésimalité qui implique les notions de souches et de dosages ou dilutions. Pour beaucoup de personnes, ces termes restent incompris et inaccessibles. Dans ce texte, nous vous donnons les clés essentielles pour mieux cerner ce qu'impliquent les souches et les dosages en homéopathie.


L'homéopathie..


Les souches homéopathiques, infos :

Les souches sont un concept clé dans les préparations homéopathiques, car elles constituent un principe de base de cette méthode thérapeutique. Il existe un large choix de souches et de dosages homéopathique qui permet de concevoir des traitements efficaces pour soulager les patients. Les souches sont obtenues à partir de matières premières d'origine diverse.

Les matières premières :
80 % des matières premières proviennent des plantes. Celles-ci sont produites dans des plantations soumises à une charte stricte et récoltées dans leur milieu naturel par des cueilleurs professionnels, ce qui permet de les maintenir à l'écart de toute source de pollution et d'éviter qu'elles ne soient contaminées.
Les matières premières d'origine animale ou minérale représentent 19 %. L'animal peut être utilisé dans son entièreté (abeille, fourmis, et autres insectes vivants). Parfois, c'est une partie ou une substance qui est particulièrement prélevée : venin de serpent, sécrétions physiologiques, hormones, etc. Avant de les utiliser, il est vérifié qu'elles ne contiennent pas d'agents pathogènes. Quant aux matières d'origine chimique, leur part est estimée à 1 %.

Les types de souches homéopathiques :
Les souches sont une substance ou un produit qui présente un principe actif spécifique. Il en existe trois catégories. Il s'agit des :
- souches d'origine végétale,
- souches d'origine animale,
- souches d'origine chimique ou minérale.

Elles sont utilisées comme matériau dans la fabrication des remèdes homéopathiques. On obtient une souche d'origine animale ou végétale en prélevant une partie de la matière première (à l'état frais ou desséché) qui sera ensuite macérée dans un solvant (alcool). Le liquide obtenu est appelé teinture mère (TM).

Les dosages homéopathiques : méthodes et principes

Le principe de similitude en homéopathie stipule que si une préparation provoque des symptômes d'une pathologie chez un sujet sain, elle doit pouvoir guérir un sujet malade qui présente les mêmes symptômes. Cependant à grande concentration, la substance peut s'avérer nocive pour le patient. Pour limiter les risques et conserver l'efficacité des remèdes, Samuel Hahnemann (qui a participé au développement de l'homéopathie) décide de diluer et de dynamiser les souches.
Deux méthodes permettent de réaliser la déconcentration des souches liquides. Il s'agit de la dilution hahnemannienne et de la dilution korsakovienne. Pour les souches non solubles (minéraux), on procède par trituration.

1) - La dilution hahnemannienne :
Elle implique la réalisation de dosages successifs suivis de dynamisations ou agitations d'une TM. Elle se décline sur deux formes : la dilution au dixième ou dilution décimale hahnemannienne (DH) et celle au centième ou dilution centésimale hahnemannienne (CH).
- La dilution CH
On prélève une goutte d'une teinture mère ou substance de base d'un liquide. Celle-ci est ajoutée à 99 gouttes de solvant comme la solution hydroalcoolique par exemple. Le mélange obtenu est agité énergiquement une centaine de fois : c'est la dynamisation. Le liquide obtenu correspond à 1 CH qui équivaut à 1 dilution au centième.
Ensuite, une goutte de 1 CH est prélevée puis mélangée à 99 gouttes de solvant. L'ensemble est dynamisé pour donner 2 CH ou deuxième centésimale hahnemannienne. Celle-ci équivaut à une déconcentration au centième de la première dilution, soit une goutte de la substance de base diluée 10 000 fois.
Cette opération de dosage/dynamisation est répétée jusqu'à l'obtention du remède homéopathique voulu. En France, la déconcentration ne peut aller au-delà de 30 CH.
- La dilution DH
La dilution décimale hahnemannienne repose sur le même principe que le CH. Pour la réaliser, on prélève 1 goutte de TM qu'on mélange à 9 gouttes de solvant. Cela permet d'obtenir la première dilution au dixième ou 1 DH. Pour obtenir le 2 DH, une goutte de 1 DH est additionnée à 9 gouttes de TM. Il faut noter que :
- 2 DH donnent 1 CH,
- 4 DH équivalent à 2 CH,
- 6 DH donnent 3 CH,
- 8 DH donnent 4 CH,
- 60 DH donnent 30 CH.

2) - La méthode de dilutions korsakoviennes ou méthode K :
La méthode korsakovienne a été élaborée par S. N. Korsakov. Parfois appelée méthode « en flacon unique », elle repose sur un protocole clair. On sélectionne un flacon de grandeur et type précis. On y met 99 gouttes d'un solvant. Ensuite, 1 goutte de teinture mère est prélevée puis additionnée au solvant. Le tout subit un premier processus de dynamisation. Après cela, le flacon est vidé du maximum de son contenu. Le mélange qui reste sur les parois du contenant constitue la première dilution korsakovienne ou 1 K.

À 1 K on ajoute 99 gouttes de solvant. L'ensemble est agité une centaine de fois et le contenant est de nouveau vidé. Le mélange qui persiste sur les parois du flacon constitue la deuxième division korsakovienne ou 2 K. Le processus est répété jusqu'à l'obtention de la dilution souhaitée.

- La dilution des souches insolubles
Les substances solides sont dosées par triturations successives et par ajout de lactose. Il s'agit de prélever une portion de la substance solide pour 9 quantités de lactose (trituration décimale). Pour la trituration centésimale, on prend une portion du produit auquel on ajoute 99 quantités de lactose.
Les produits obtenus sont ensuite mis en liquide à partir de la dilution 3 CH en général et à partir de 4 CH s'il s'agit d'un métal.

Homéopathie : comprendre les niveaux de dilution

Il existe trois niveaux de dilutions à savoir :
- la basse dilution,
- la moyenne dilution,
- la haute dilution.
Les hautes dilutions sont comprises entre 10 et 30 CH. Elles sont adaptées aux patients qui souffrent de dysfonctionnements sur les plans psychologique, émotionnel et comportemental. Les hautes dilutions homéopathiques agissent plus profondément et durablement sur l'organisme. Leur particularité réside dans le fait qu'elles sont utilisées pour traiter des maladies chroniques, des troubles sévères, etc.

Les substances qui ont subi 5 CH ou 9 CH donnent des dilutions moyennes. Elles sont plus efficaces pour venir à bout des maladies en rapport avec le fonctionnement d'un organe. Les dilutions moyennes peuvent être renouvelées plus souvent jusqu'à la disparition des troubles.

En ce qui concerne les basses dilutions (de 1 à 4 CH), elles sont destinées aux traitements des troubles organiques. Ce niveau de dilution permet d'obtenir des remèdes qui sont utilisés pour réaliser le drainage homéopathique.
D'après les analyses de Hahnemann, les remèdes homéopathiques agissent qualitativement, non pas quantitativement. Plus un mélange est dilué, plus il agit spécifiquement.

Auteure Nafeuse le Vendredi 15 Octobre 2021 | Lu 1530 fois

 

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